Chez des patients diabétiques en post prandial (après avoir mangé), des chercheurs ont effectué des mesures de ce qui est contenu dans l’air expiré. A priori par rapport au sujet sain, le taux de nitrate de méthyl est plus élevé… Application pratique possible : dans l’avenir l’industrie pourra peut être proposer un outil non invasif de mesure de leur glycémie. On se piquerait plus le bout du doigt, on soufflerait et on saurait… Mais ce n’est pas tout. Une autre équipe de recherche a trouvé que les composés organiques dans l’air expiré par des sujets atteints d’un cancer bronchique semblaient spécifiques. Mesuré par des nez électroniques, la sensibilité de la mesure était de 71.4% et sa sensibilité de 91.9%. Une étude de faisabilité destinée à savoir si un tel outil pourrait dans le futur servir de test de dépistage des cancers bronchiques. Les premiers résultats semblent encourageants mais on est encore loin avant que la méthode ne soit validée. N’empêche qu’à priori l’air expiré semble être une voie de recherche prometteuse pour bien des domaines. Affaire à suivre !!!

Hervé Brosse