Comment obtenir une allégation quand 80% des demandes sont rejetées
Par Hervé Brosse, lundi 31 janvier 2011 à 16:00 :: General :: #89 :: rss
Les demandes d’allégations santé s’appuient sur au moins deux textes réglementaires fondamentaux. Le plus ancien dont le nom littéral est « RÈGLEMENT (CE) No 1924/2006 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 20 décembre 2006 concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires » fixe le cadre général et a été complèté par un autre texte plus récent : « RÈGLEMENT (CE) No 353/2008 de la commission du 18 avril 2008 fixant les dispositions d’exécution relatives aux demandes d’autorisation d’allégations de santé prévues à l’article 15 du règlement (CE) no 1924/2006 du Parlement européen et du Conseil (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE) » qui précise relativement bien ce qu’il convient de faire en la matière.
Quand on les lit avec attention, on se dit qu’on détient là, le mode d’emploi de la conduite à tenir pour obtenir l’allégation souhaitée pour son produit.
Hélas, la réalité est plus sombre. Plus de 80 % des demandes sont rejetées. Preuve s’il en est qu’il n’est pas si facile que cela d’obtenir cette fameuse allégation.
Pourquoi tant de refus ? Souvent par défaut de preuves scientifiques suffisantes de l’efficacité du produit dans l’allégation.
Oh, au départ il est tentant de faire une étude que sur des marqueurs biologiques. C’est simple, souvent peu couteux. Et après tout si les marqueurs bougent dans le bon sens, c’est gagné ! Que nenni. Mêmes si les marqueurs sont d’évolution positive, cela ne signifie pas que le produit a un effet bénéfique sur physiologie du sujet. La grande question est : Est-ce que le sujet ressent ou non une amélioration ??? Si la réponse est non, on aura beau lui dire : « Mais monsieur vos marqueurs s’améliorent…. ». Lui, il s’en moquera. Lui ce qu’il veut c’est ressentir une amélioration. Si tel n’est pas le cas, il n’achètera pas le produit et l’EFSA ne nous donnera pas l’allégation demandée.
Il en est de même pour les études sur l’animal. Si cela marche sur le rat, cela doit marcher sur l’homme… Certes… Mais faut-il encore le prouver….
L’étude clinique est indispensable. Faite sur l’Homme bien sur. Pas chez un sujet sain qui ne se plaindrait de rien et chez qui on ne pourrait donc pas voir d’amélioration.
Mais chez un sujet ressentant un trouble, que le produit est susceptible d’améliorer.
Cela fait 30 ans que notre métier c’est la recherche de la preuve scientifique ou clinique. Nous pouvons vous aider à concevoir votre dossier d’allégation.
N’hésitez pas à nous contacter, et nous discuterons ensemble de quelle stratégie prévoir pour obtenir le cérame de l’allégation : biologie, étude sur l’animal, enquête, ou étude clinique…Comment intégrer tout cela et choisir la meilleure voie du succès au meilleur coût.
Hervé Brosse Directeur Médical Isoclin Herve.brosse@isoclin.com
Ps le règlement 353/2008 est téléchargeable sur notre site et nous en avons fait une lecture commentée.
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